Toutes ces choses qu’on ne nous dit pas avant de tomber enceinte…

(Edit post accouchement : c’est drôle cet article je l’ai écrit le 26 mars. J’étais assise sur le canapé, je l’ai rédigé puis j’ai perdu les eaux. Pouf. Et 2 jours plus tard Côme était là. Alors 2 mois et demie plus tard, voilà que je le publie… N’hésitez pas à le partager à vos copines, elles ne pourront plus dire qu’elles n’étaient pas prévenues 😂)

Tomber enceinte, (genre on « tombe » enceinte, on trébuche quoi… Haha, cette expression, je n’y avais jamais fait attention. SALUT, JE MARCHAIS TRANQUILLOU ET POUF J’ME SUIS CASSEE LA GUEULE, ENCEINTE TADAM).

Passons, se découvrir enceinte, donner la vie, avoir un être qui grandit en toi, quelle chose magnifique. Peu importe le parcours, peu importe les conditions, la finalité est là. Magie absolue.

Mais voilà, après ces quelques mois passés, certaines choses me sont apparues comme évidentes à partager autour de moi, pour en rire, se sentir moins seule, et assumer aussi. C’est important.

Il y a un tas de choses que j’aurai aimé savoir avant de tomber enceinte, non pas que ça aurait changé mon choix, mais je me serai sentie sans doute moins « honteuse » dans certaines situations, j’en aurai ri plus facilement dans d’autres.

  • Oui, tu y penses souvent mais tu n’oses pas en parler autour de toi. Oui, tu as l’impression d’être la future mère la plus indigne, et tu n’assumes pas ces pensées qui te traversent. Qu’on me jette la première pierre, il m’est souvent arrivé de penser à ma réaction si mon enfant s’avérait être moche. Est-ce que je m’en rendrai compte ? Est-ce que ma plus fidèle amie me le dirait ?
  • Euh, c’est les bras qui raccourcissent ou… ? Ca se passe comment quand on est aux toilettes et qu’on n’arrive plus à s’essuyer tranquillou ?
  • Avoir l’allure de Culbuto, c’est cadeau…
  • Peser tellement lourd que ton bassin ne le supporte plus
  • Vouloir sembler autonome, se baisser pour atteindre quelque chose au niveau du sol, se mettre accroupie et ne plus réussir à se relever (le bonus : en plein dans les rayons du Monoprix !)
  • Découvrir les joies des remontées acides, et brulures d’estomac : j’aurai jamais cru que ça puisse faire si mal.
  • Je suis pas non plus une licorne qui fait des paillettes et compagnie, mais franchement je me serai passée de ces gaz…
  • Carence en fer = enfer pour les toilettes (mes plus belles conversations avec ma Ninon) (oui, en gros, les désagréments se passent majoritairement autour du tube digestif. Même si Ninon, elle, a continué à n’expulser que des paillettes. Aisément.)
  • Les hormones ce n’est pas que mon acné depuis mes 20 ans, non non. C’est aussi les litres de larmes juste parce que tu voulais manger un yahourt et qu’il n’y a plus de yahourt dans le frigo (et on est dimanche 21h)
  • Le sommeil en contradiction avec les conseils, ce fut une énorme pression : quand tout le monde te dit que tu dois te reposer mais que ton corps en a décidé autrement. Personnellement je n’ai jamais réussi à faire une sieste, et mes nuits ont été très compliquées dès le 6ème mois. Entre les 8 réveils par nuit pour aller faire pipi (dans une bouteille en plastique ou dans la douche) et les positions inconfortables, j’ai été gâtée…
  • Bébé a la tête en bas ? Génial, ce sera un parfait terrain de jeu pour s’amuser avec ta vessie, te donner envie de faire pipi et pour avoir encore envie de faire pipi quelques minutes plus tard. On en parle des fuites urinaires ?
  • Se trouver de plus en plus de points commun avec un cétacé : Je veux dire, être allongée dans la canapé, ne plus réussir à se relever et repeat, repeat, repeat.
  • Bon, au delà de mon incapacité à rester debout trop longtemps sous la douche, devoir faire une croix sur le rasage/épilation soi même a été une concession difficile. Le seul sens utile dans ces moments là : le toucher.
  • L’impossibilité de se goinfrer comme on veut les deux derniers mois car l’utérus arrive tellement haut, que ça ne descend plus de façon très fluide… (j’ai cru m’étouffer à plusieurs reprises, sensation très étrange)
  • Des envies de fraises quand on est enceinte ? Euh, oui. Les 2 derniers mois.
  • Mettre de la crème sur son ventre pour éviter les vergetures : ne culpabilisez pas si vous en avez quand même. Il n’y a qu’une règle : si la peau doit péter, elle pétera… Du coup, je suis passée de la baleine au zèbre… Du moment que je ne deviens pas girafe !
  • Oui, il est possible de répéter à longueur de journée « j’ai mal à mon pubis »
  • Peu de temps avant l’accouchement, vous découvrirez que 95% des femmes se font caca dessus pendant l’accouchement. Ne vous en faites pas, on vous rassure en vous disant que personne (sauf le corps médical) ne s’en rend compte. Puis, vous commencerez à en douter si jamais vous avez un traitement pour la carence en fer… 😉 (CF point sur la carence en fer)
    • Edit post accouchement : et si vous avez la péridurale et qu’au bout de 15h vous voulez faire la grosse commission ? La sage femme vous dira avec un grand sourire « ah bah allez y, on changera la garniture qui est en dessous de vous », le tout devant ton mec. Ben voyons…
  • Au début, les coups de bébé sont émouvants, magiques, si doux… Les dernières semaines, vous avez Mohamed Ali ou Kylian Mbappé dans le ventre, vous avez presque parfois envie de l’insulter (mais vous savez que dorénavant il vous entend, alors vous culpabilisez) et ça fait MAL. Mais quand vous le sentez moins, vous avez peur et vous lui demandez de continuer. Mais pas la nuit, parce que la nuit, vous essayez de dormir. Enfin, ça c’est sans compter les levers pour les pauses pipi. (cf. point sommeil)
  • Si vous souhaitez avoir un enfant, faites en sorte d’avoir des toilettes au même étage que votre chambre à coucher, dans la mesure où vous vous levez très régulièrement, pour peu qu’il faille éviter les vas et viens dans les escaliers, vous finirez probablement comme moi par uriner dans une bouteille en plastique 🙂 Et parfois, vous viserez mal. Rapport l’inclinaison de votre corps car vous êtes mal réveillée. Il faudra donc prendre une douche, vous changer et nettoyer.

C’est drôle, je relis cet article alors que mon bébé a maintenant 2 mois et demie, et j’avais oublié le quart de ces tracas. Je n’y pensais plus, comme si je n’avais rien vécu de tout ça.  Bon, on n’oubliera jamais je pense. Mais tout s’apaise, s’estompe, pour ne laisser place qu’au meilleur.

Si c’était à refaire, je referais (presque) tout pareil. Je léverai juste un petit peu le pied avant de me faire arrêter. Mais je ne regrette rien. Ni des sensations, ni des larmes, ni des angoisses et des échanges.

La grossesse c’est difficile pour certaines, moins pour d’autres.

Alors une pensée à toutes les mamans, futures mamans, celles qui essaient, celles qui ne veulent pas, celles qui l’ont vécu ou pas encore. Une pensée aux femmes, juste pour cette force typiquement féminine qu’on incarne.

Et si vous laissiez un commentaire ?